La Francia cambia rotta: legittime le tecnoprotezioni su Cd e Dvd

Sentenza a sorpresa dalla Suprema corte di Parigi che cassa con rinvio la decisione dei giudici d'appello che avevano ritenuto illeciti i sistemi di blindatura del Dvd per impedire anche la copia privata teoricamente garantita per legge

I sistemi anticopia di ultima generazione applicati ai supporti multimediali dalle major discografiche e cinematografiche che intendono contrastare così il fenomeno della pirateria sono legittimi. E sono da ritenersi leciti anche quando le protezioni applicate impediscono la realizzazione della copia per uso privato garantita dalla normativa nazionale in materia di proprietà intellettuale. A sentenziare in tal senso, imponendo un brusco cambio di direzione a quella che sembrava una tendenza diffusa Oltralpe lotta alla contraffazione sì, ma diritti certi anche per i consumatori onesti è stata la Corte di Cassazione di Parigi. La Suprema corte francese, con una breve ed esaustiva sentenza qui leggibile come documento correlato ha cassato con rinvio la decisione presa circa un anno fa dalla Corte d'appello parigina allora i giudici avevano dichiarato l'illegittimità delle misure protettive apposte ai Dvd dai produttori nel caso in cui tali sistemi restrittivi avessero reso impossibile anche la copia per uso privato garantita per legge al consumatore, quale eccezione, dagli articoli 122-5 e 211-3 del Codice della proprietà intellettuale una previsione analoga che sancisce la copia lecita per utilizzo privato è prevista in molte normative nazionali, compresa quella italiana . Ora i massimi giudici francesi ribaltano il punto di vista della questione. E sostengono che, anche alla luce della Direttiva 2001/29/CE del 22 maggio 2001, sull'armonizzazione di certuni aspetti del diritto d'autore e dei diritti connessi nella società dell'informazione , nonché dell'articolo 9.2 della Convenzione di Berna, le norme che garantiscono la copia ad uso privato non possono costituire un ostacolo all'inserimento nei supporti sui quali è riprodotta un'opera protetta di misure tecniche di protezione destinate a impedirne la copia . In effetti, nota la Corte, occorre tener conto anche dell'impatto che la realizzazione legittima della copia può avere in termini di incidenza economica nel contesto digitale e in tale ottica va valutato il peso dell'eventuale ostacolo che le misure di protezione possono causare. In sintesi l'esigenza di protezione dai gravi danni della pirateria definita come una disseminazione illecita di opere protette è prevalente sull' eccezione a garanzia della copia. Tesi che la Corte d'appello non aveva sostenuto per via di una differente lettura delle norme. Una interpretazione che lasciava prevalere invece la tutela del consumatore, cioè del suo buon diritto ad un backup che gli garantisse la fruizione di quanto acquistato anche in caso di usura o danneggiamento della copia originale. Dalla decisione attuale della Cassazione francese - che in buona sostanza dà un via libera quasi incondizionato ai vari sistemi Drm Digital rights management , in questo periodo sotto tiro soprattutto quando basati su rootkit particolarmente invasivi - discende anche la non obbligatorietà di segnalare agli acquirenti la presenza dei sistemi di protezione anticopia. Una previsione che, finora, solo pochi produttori avevano adottato sebbene molte normative ne facciano esplicita menzione ma che - nell'incertezza delle varie controversie avviate in molti Paesi - costituiva per le organizzazioni dei consumatori un obiettivo di seconda linea da non mollare se non si può eliminare la protezione, almeno che non sia nascosta . L'obbligo di indicare la presenza di tecnoprotezioni era una delle statuizioni della sentenza d'appello, salutata con favore dai paladini dei diritti civili digitali, ma ora rischia, almeno in Francia, di costituire l'oggetto di una nuova battaglia che dovrà ricominciare praticamente daccapo. m.c.m.

Repubblica Francese Corte di Cassazione - Sezione prima civile - sentenza 28 febbraio 2006, n. 549 Presidente Ancel [ ] Sur le rapport de Mme Marais, conseiller, les observations et les plaidoiries de la SCP Piwnica et Molinié, avocat de la société Studio canal, de la SCP Lesourd, avocat de M. Perquin et de l'association UFC. Que choisir, de la SCP Roger et Sevaux, avocat de la société Universal Pictures vidéo France et du Syndicat de l'édition vidéo, les conclusions de M. Sarcelet, avocat général, à la suite desquelles le président a demandé aux avocats plaidants s'ils souhaitaient présenter des observations complémentaires, et après en avoir délibéré conformément à la loi Joint les pourvois no D 05-15.824 et no X 05-16.002 qui sont connexes Attendu que, se plaignant de ne pouvoir réaliser une copie du DVD Mulholland Drive , produit par les Films Alain Sarde, édité par la société Studio canal et diffusé par la société Universal Pictures vidéo France, rendue matériellement impossible en raison de mesures techniques de protection insérées dans le support, et prétendant que de telles mesures 3 549 porteraient atteinte au droit de copie privée reconnu à l'usager par les articles L. 122-5 et L. 211-3 du Code de la propriété intellectuelle, M. Perquin et l'Union fédérale des consommateurs UFC Que choisir ont agi à l'encontre de ceux-ci pour leur voir interdire l'utilisation de telles mesures et la commercialisation des DVD ainsi protégés, leur demandant paiement, le premier, de la somme de 150 euros en réparation de son préjudice, la seconde, de celle de 30 000 euros du fait de l'atteinte portée à l'intér t collectif des consommateurs que le Syndicat de l'édition vidéo est intervenu à l'instance aux c tés des défendeurs Sur le premier moyen, pris en sa première branche, et le deuxième moyen pris en ses deuxième et troisième branches du pourvoi de la société Studio Canal, et sur les première, troisième et huitième branches du moyen unique du pourvoi de la société Universal Pictures vidéo France et du Syndicat de l'édition vidéo, lesquels sont réunis Vu les articles L. 122-5 et L. 211-3 du Code de la propriété intellectuelle, interprétés à la lumière des dispositions de la directive no 2001/29/CE du 22 mai 2001 sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information, ensemble l'article 9.2 de la convention de Berne Attendu, selon l'article 9.2. de la convention de Berne, que la reproduction des oeuvres littéraires et artistiques protégées par le droit d'auteur peut tre autorisée, dans certains cas spéciaux, pourvu qu'une telle reproduction ne porte pas atteinte à l'exploitation normale de l'oeuvre ni ne cause un préjudice injustifié aux intér ts légitimes de l'auteur que l'exception de copie privée prévue aux articles L. 122-5 et L. 211-3 du Code de la propriété intellectuelle, tels qu'ils doivent tre interprétés à la lumière de la directive européenne susvisée, ne peut faire obstacle à l'insertion dans les supports sur lesquels est reproduite une oeuvre protégée, de mesures techniques de protection destinées à en emp cher la copie, lorsque celle-ci aurait pour effet de porter atteinte à l'exploitation normale de l'oeuvre, laquelle doit s'apprécier en tenant compte de l'incidence économique qu'une telle copie peut avoir dans le contexte de l'environnement numérique Attendu que pour interdire aux sociétés Alain Sarde, Studio canal et Universal Pictures vidéo France l'utilisation d'une mesure de protection technique emp chant la copie du DVD Mullholland Drive , l'arr t, après avoir relevé que la copie privée ne constituait qu'une exception légale aux droits d'auteur et non un droit reconnu de manière absolue à l'usager, retient que cette exception ne saurait tre limitée alors que la législation fran aise ne comporte aucune disposition en ce sens qu'en l'absence de dévoiement répréhensible, dont la preuve en l'espèce n'est pas rapportée, une copie à usage privé n'est pas de nature à porter atteinte à l'exploitation 4 549 normale de l'oeuvre sous forme de DVD, laquelle génère des revenus nécessaires à l'amortissement des co ts de production Qu'en statuant ainsi, alors que l'atteinte à l'exploitation normale de l'oeuvre, propre à faire écarter l'exception de copie privée s'apprécie au regard des risques inhérents au nouvel environnement numérique quant à la sauvegarde des droits d'auteur et de l'importance économique que l'exploitation de l'oeuvre, sous forme de DVD, représente pour l'amortissement des co ts de production cinématographique, la cour d'appel a violé les textes susvisés PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs des pourvois CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arr t rendu le 22 avril 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Paris remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arr t et, pour tre fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée Condamne M. Perquin et l'association UFC Que choisir aux dépens Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arr t sera transmis pour tre transcrit en marge ou à la suite de l'arr t cassé